Aller au contenu principal

Marie Darrieussecq

« Les Fantômes du Pays de Galles » a été écrit par Marie Darrieussecq suivant l'apparition de l'auteur au Festival Multilingue des Voix Internationales à Swansea en 2017.  Commissionné par le projet de recherche AHRC « Les Voyageurs européens au Pays de Galles 1750-2010 », il a été traduit en gallois et anglais, et apparaît dans la collection « Perthyn i Gymru/ Belonging to Wales » [http://etw.bangor.ac.uk/downloads].  

plage, Ouest de Swansea

Avec en toile de fonde des beaux littoraux de Gower et de Pembrokeshire, et dans le contexte des festivals culturels à Hay-on-Wye et à Swansea, « Les Fantômes du Pays de Galles » explore les thèmes de l’amitié, de la perte, du chagrin et des liens au paysage du Pays de Galles.

 

‘Les Fantômes du Pays de Galles’ [The Ghosts of Wales] was written by Marie Darrieussecq following the author’s appearance at the Multilingual Festival of International Voices in Swansea in 2017. Commissioned by the ‘European Travellers to Wales 1750-2010’ AHRC research project, it has been translated into Welsh and English, and appears in the collection ‘Perthyn i Gymru / Belonging to Wales’ [http://etw.bangor.ac.uk/downloads].

Against the backdrop of the beautiful coastlines of Gower and Pembrokeshire, and cultural festivals in Hay-on-Wye and Swansea, ‘Les Fantômes du Pays de Galles’ explores the themes of friendship, loss, grief and ties to the landscape of Wales.

 

Contenu / Cynnwys / Contents © Marie Darrieussecq, 2019

 

Edition / Golygu / Editing: Kathryn N. Jones

 

Mise en page / Cynllun / Layout: Rita Singer

 

Ce texte est également accessible en ligne comme téléchargement gratuit à: http://etw.bangor.ac.uk/downloads.

 

N'hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions au texte. Veuillez entrer en contact avec k.n.jones@swansea.ac.uk ou gazouillez au @EwropiGymru utilisant le hashtag #BelongingtoWales.

 

This text is also available online as a free download at: http://etw.bangor.ac.uk/downloads.   

 

We would like to hear about your responses to the text. Please contact k.n.jones@swansea.ac.uk or tweet at @EwropiGymru using the hashtag #BelongingtoWales.


 

 

 

Marie Darrieussecq

 

Les fantômes du Pays de Galles

 

La première fois que je suis allée au pays de Galles, c’était il y a douze ou quinze ans. J’étais invitée au festival de Hay-on-Wye. Je me souviens d’un pays de brume et de montagne. Je parlais assez mal anglais, et la brume était aussi dans mon cerveau. Epuisée par mes efforts linguistiques j’ai impoliment tourné le dos aux deux personnes âgées qui montaient dans le taxi du retour avec moi. Ils me proposaient des biscuits et des offres de conversation mais je ne répondais guère. Oui j’écrivais des romans. Ils insistaient. Quel genre, etc. « Et vous ? » demandai-je en désespoir de cause. « Nous faisons un peu de théâtre ». « Vous montez quoi ? » continuai-je par politesse, espérant pouvoir m’arrêter là. « Oh, un peu de Shakespeare », dit le vieux monsieur. « Et des textes de l’Inde ancienne » ajouta la vieille dame. Je soupirai intérieurement. De vieux hippies probablement, des amateurs, une troupe de province. Mais ils étaient finalement si sympathiques, Natasha et Peter — nous avions fini par nous dire nos prénoms — que nous nous sommes mis à parler de nos arts respectifs en grignotant des biscuits, d’abord à la gare en attendant le train, puis dans le train, puis jusqu’à Londres, jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agissait de Natasha et Peter Brook.

La Tempête de Peter Brook, que j’avais vue aux Bouffes du Nord à Paris quand j’avais vingt ans, avait déterminé tout mon rapport au théâtre. J’avais appris qu’on pouvait figurer une forêt en tenant simplement une tige de bambou à la main. Ce furent aussi eux qui me donnèrent mes premières visions de l’Inde. Le théâtre des Brook avait été aussi fort pour la jeune spectatrice que j’étais que ma découverte du Nouveau roman pour la jeune écrivaine qui poussait en moi.

Des années après, je repensais à Peter et Natasha en repartant pour le Pays de Galles, en mai 2017. J’étais invitée au Volcano Theatre par Tom Cheesman, dans son programme World Voices, et à l’université de Swansea par Catherine Rodgers, qui voulait parler de traduction avec moi et ses étudiantes. Nous avons passé une soirée extrêmement chaleureuse, dans ce théâtre qui porte bien son nom, avec une poétesse indienne, Mamta Sagar, et un merveilleux harpiste gallophone, Caradoc — le premier vrai Caradoc que j’ai rencontré de ma vie. Tom avait aussi invité plusieurs de ces voyageurs qu’on appelle les migrants. La cuisine, délicieuse, était faite par une jeune femme pakistanaise, et j’ai discuté longuement avec un ivoirien.

Le monde entier était au Volcano Theatre. Avec le jeune ivoirien c’était un bonheur de parler français en retrouvant la musique de cet accent de Côte d’Ivoire où j’avais passé du temps vers 2002. Il était arrivé depuis la côte sénégalaise jusqu’aux Canaries, à bord d’une petite barque, puis avait été envoyé à Madrid et en Angleterre et finalement jusqu’à un foyer à Swansea, par les hasards des affectations des services sociaux. Il s’y trouvait plutôt bien, à Swansea. « Ici ils ont de l’argent. C’est un bon coin pour faire des affaires. Mais ils sont fous. Je vais vous dire : ici, ils sont soit ivres, soit ils sont fous ». Et entre francophones, entre ancien colon et ancien colonisé soudain alliés contre la masse « folle et ivre » des gallois du Volcano, nous rions comme des fous, passablement ivres nous aussi.

On boit beaucoup au Pays de Galles. Et dès qu’il y a un rayon de soleil, on mange aussi beaucoup de glaces.

Le lendemain, mon mari et moi avons loué une voiture et nous sommes allés nous promener à Dragon’s Head. Un tableau, sous la cabine des sauveteurs, avertissait des dangers des falaises, des vagues et des marées, et faisait la liste de tous les accidents recensés depuis des années. Chutes, suicides, noyades, disparus. Le dernier incident signalait une « lady bitten by a seal ».

On va quelque part et le pays vous suit, quand vous rentrez chez vous. Comme dans les histoires d’amour : vous voyez la personne partout, tel détail vous la rappelle, son prénom surgit dans les livres, ses origines vous passionnent soudain. J’ai vu le Pays de Galles un peu partout, à mon retour.

Mais ce n’est pas exactement de cela que je veux parler. Je crois que si j’écris ce texte, si j’essaie de raconter comme le Pays de Galles s’est mis à me suivre, de façon inattendue, à mon retour en France, comme un fantôme, c’est à cause de ce qui est arrivé à Bernard Hoepffner.

J’ai rencontré Bernard Hoepffner plusieurs fois durant ces vingt dernières années. Il avait une façon très chaleureuse, bien qu’un peu déroutante, de vous embrasser comme du bon pain et de reprendre la conversation où on l’avait laissée des mois ou des années auparavant, alors que nous nous connaissions peu. Une prodigieuse mémoire. Et une énergie amicale qui faisait que oui, nous étions amis. Il avait un physique frappant, séduisant, sec, découpé, avec des boucles d’oreille et souvent des marinières. Une voix très nette. C’était un homme précis. Bernard Hoepffner était un grand traducteur. La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était à Saint Nazaire, sur le port. C’est un homme que j’ai toujours lié à la mer. Bernard bâtissait un pont délicat entre l’anglais et le français, un pont précieux, unique, poétique et obstiné, et ce pont s’est rompu.

C’est pendant que j’étais au Pays de Galles, joyeusement avec mes amis volcaniques, que Bernard Hoepffner a disparu dans la mer, à Saint David’s Head. Et je ne l’ai appris que deux semaines plus tard, après mon retour à Paris.

Je me suis souvenue de la liste des « incidents », sous la guérite des sauveteurs, et elle ne m’est plus apparue de la même façon. Chacune de ces personnes était une vraie personne avec son histoire, tirée derrière elle comme un fil, qui l’avait menée jusqu’à ce dernier jour sur la falaise.

Et pour Bernard, l’histoire si l’histoire est ce que devient notre vie quand les autres en font le récit l’histoire commençait par son blouson de cuir posé en contrebas de la falaise. « A coat, believed to belong to the man, was found containing money but there was no form of identification » : ainsi disait la BBC. Un homme avait été signalé en difficulté dans la mer, par deux témoins oculaires.

« Dyfed-Powys Police said it was ‘urgently trying to identify the man, to build a picture of his activity leading up to Saturday and to make contact with his family’. He has been described as white European, aged in his 60s, of lean build, with a long face, short hair and distinctive white-coloured eyebrows. He was wearing a dark coloured day rucksack, dark blue/black trousers and a dark blue long-sleeved shirt or jumper. Police said, based on his accent, he was not thought to be from the UK. »

Quand le lien a été fait entre la disparition de Bernard et cet homme en difficulté dans la mer, sa fille, Chloé, a rencontré les deux témoins. Elle a écrit son témoignage sur un site dédié à son père[1]. Le frère de Bernard, Jacques, pense qu’il a voulu descendre pêcher dans ce lieu qu’il connaissait bien. Il y avait vécu plus jeune dans une ancienne base de surveillance sous-marine allemande. Une vague l’a peut-être emporté. Les deux témoins ont vu un homme nager très lentement dans une petite crique. L’eau était calme mais très froide, ce qui selon la police explique la lenteur des mouvements, par hypothermie. A leur question, est-ce qu’il allait bien, l’homme a répondu : non. Les deux témoins ont tenté de l’aider mais ils ne pouvaient pas l’atteindre, et le temps qu’ils alertent les secours, l’homme avait disparu.

Chloé écrit : « C’était Bernard, il était sans lunettes et portait tous ses vêtements et un sac à dos. Ils disent qu’il y avait une méduse à crinière de lion qui nageait à côté de lui. Cela m’a marquée parce que le dernier cadeau que j’ai offert en mars à Bernard est un dessin au crayon d’une méduse. Il a tourné la tête pour les regarder mais je crois que, sans lunettes, il n’aurait pas pu voir autre chose que des formes mouvantes. L’eau de la crique était très calme. »

Jacques écrit : « Ce lieu était particulièrement cher à Bernard car il y avait séjourné longtemps, pendant les années 70, après avoir quitté Londres. Il y avait découvert la mer dans toute sa force et avait vraiment commencé là son exploration de la langue et de la littérature anglaise, en commençant par Joseph Conrad. J’ai eu la chance d’aller y passer quelques temps avec lui pendant lequel nous allions chercher des livres à la librairie de Haverfordwest, descendions au bord de l’eau pour y pêcher bars et maquereaux, là précisément où il a disparu, pour ensuite passer la soirée à cuisiner, boire et discuter. Ces moments passés avec lui dans le poste d’observation entouré de vitres qui dominait l’Atlantique est un des moments les plus marquants de ma vie. La disparition de Bernard en ce lieu même porte, pour moi, une signification profonde. Peut-être est-il avec le capitaine Nemo à observer l’autre côté du miroir et à boire un vieux whisky avec Robinson Crusoé et le Hollandais Volant. »

Le contraste est saisissant entre les rapports de la police et des journaux, et ces témoignages de sa fille et de son frère. L’histoire de Bernard. Plus tard, d’autres proches venus lui rendre hommage à Saint David’s Head ont vu, disent-il, monter de l’eau et s’envoler une énigmatique et large bulle à l’endroit où Bernard, lentement, avait nagé.

Son corps a été retrouvé au Nord du Pays de Galles un mois après sa disparition.

Bernard Hœpffner était autodidacte et c’était un génie de la traduction. Erudit, il avait probablement lu tous les vingt-cinq mille livres de son impressionnante bibliothèque. Il avait participé à l’ambitieuse nouvelle traduction d’Ulysse de Joyce, il avait aussi traduit Mark Twain et l’Anatomie de la mélancolie. Il n’était intimidé par aucun texte, au contraire : il était un passeur, et n’avait pas de temps à perdre pour les livres qui ne passaient pas un certain seuil littéraire. Plus jeune, il avait cultivé un lopin de terre aux îles Canaries. Les locaux l’appelaient « el loco », le fou. La dernière fois que je l’ai vu, il avait une crinière de lion, blanchie.

Il y a un lien que je ne parviens pas à faire entre le style du fait divers, et le style de Bernard. Nous pouvons tous mourir dans un fait divers. Et nous pouvons tous mourir d’une mort solitaire et froide. Enigmatique. Quelque peu romanesque, aussi. Le lieu de sa mort lui allait bien, si on peut revêtir la mort comme une cape pour l’au-delà, une cape plus ou moins faite pour soi. C’était trop tôt, pour Bernard, mais parmi les chez-lui où il avait habité, cette falaise, c’était chez lui.

Voilà comment se teintent les pays : le Pays de Galles pour moi, c’était, par hasard, Peter Brook, et maintenant c’est le pays de Bernard Hoepffner, un de ses pays.

Il est parti en nous laissant ce cadeau que nous font les morts : ils nous rappellent que nous sommes vivants. Ils nous soufflent, de là où ils sont : Vis. Vis. Vis chaque seconde. Ne te lamente pas, et vis. Mais aussi, comme écrit Dylan Thomas :

Rage, rage against the dying of the light.

 

ËËË

 

Ysbrydion Cymru

 

Cyfieithwyd gan Dawi Griffiths.

 

Y tro cyntaf i mi fynd i Gymru oedd deuddeg neu bymtheg mlynedd yn ôl. Cefais fy ngwahodd i ŵyl Y Gelli. Rwy’n cofio gwlad o niwl a mynyddoedd. Doeddwn i ddim yn siarad Saesneg yn dda iawn, ac roedd y niwl yn fy ymennydd hefyd. Wedi llwyr flino gyda fy ymdrechion ieithyddol, yn anghwrtais iawn fe wnes i droi fy nghefn ar y ddau o bobl oedrannus oedd yn dod i mewn i’r tacsi gartref gyda mi. Roeddent yn hwrjo bisgedi i mi a cheisio gwneud sgwrs, ond prin roeddwn yn eu hateb. Oeddwn, roeddwn i’n ysgrifennu nofelau. Aethant ymlaen i bwyso arnaf. Pa fath, ac ati? ‘A chithau?’ Gofynnais mewn anobaith. ‘Rydyn ni’n gwneud ychydig bach o theatr.’—‘A be ydych chi’n lwyfannu?’ Gofynnais wedyn o gwrteisi, gan obeithio y byddai’r sgwrs yn gorffen wedyn. ‘O, ychydig o Shakespeare,’ meddai’r hen ŵr. ‘A thestunau o’r hen India,’ ychwanegodd yr hen wraig. Rhoddais ochenaid fewnol. Hen hipis mae’n debyg, amaturiaid, rhyw gwmni bach lleol. Ond roedden nhw mor ddymunol, Natasha a Peter—fe wnaethom ddweud wrth ein gilydd beth oedd ein henwau cyntaf yn y diwedd—fel yr aethom ati i siarad am ein gwahanol gelfyddydau tra oeddem yn bwyta bisgedi, yn gyntaf yn yr orsaf yn disgwyl am y trên, ac yna ar y trên i Lundain. O’r diwedd deuthum i wybod mai Natasha a Peter Brook oeddent.

Roedd Tempest Peter Brook, a welais yn Les Bouffes du Nord ym Mharis pan oeddwn yn ugain oed, wedi bod yn sail i fy holl berthynas â’r theatr. Roeddwn wedi dysgu y gellwch gyfleu coedwig yn unig drwy ddal coesyn bambŵ yn eich llaw. Hwy hefyd a roddodd i mi fy ngweledigaethau cyntaf o’r India. Roedd y Brook Theatre wedi bod yn gymaint o ddylanwad araf fel gwyliwr ifanc yn y theatr ag y bu’r nofel newydd a oedd yn mowldio’r ysgrifennwr ifanc a oedd yn tyfu ynof.

Flynyddoedd yn ddiweddarach, meddyliais am Peter a Natasha drachefn pan gychwynnais am Gymru ym Mai 2017. Roeddwn wedi cael gwahoddiad i’r Volcano Theatre gan Tom Cheesman, ar gyfer ei raglen World Voices, ac i Brifysgol Abertawe gan Catherine Rodgers, a oedd eisiau siarad am gyfieithu gyda mi a’i myfyrwyr. Cawsom noson hynod o gynnes, yn y theatr hon sydd wedi’i henwi’n briodol iawn, gyda bardd Indiaidd, Mamta Sagar, a thelynor Cymreig gwych o’r enw Caradog - y Caradog go iawn cyntaf i mi gwrdd ag o yn fy mywyd. Roedd Tom hefyd wedi gwahodd nifer o’r teithwyr hynny a elwir yn ymfudwyr. Coginiwyd y bwyd hynod flasus gan ddynes ifanc o Bacistan, a chefais sgwrs hir gyda dyn ifanc o’r Traeth Ifori.

Roedd y byd i gyd yn y Volcano Theatre. Roedd yn bleser siarad Ffrangeg gyda’r dyn ifanc o’r Traeth Ifori a rhyfeddu drachefn at acenion hudolus y wlad honno lle roeddwn wedi treulio ychydig amser tua 2002. Roedd wedi croesi’r môr o arfordir Senegal i’r Ynysoedd Dedwydd mewn cwch bach, ac yna wedi cael ei anfon i Madrid ac oddi yno i Loegr a chael lle yn y diwedd mewn hostel yn Abertawe. Roedd yn eithaf cyfforddus yno yn Abertawe. ‘Mae ganddyn nhw arian yma. Mae’n lle da i wneud busnes. Ond maen nhw’n wallgo’. Dwi’n dweud wrthych: yma maen nhw naill ai’n feddw neu’n wallgo’. A dyna lle roeddem, cyn wladychwr ac un roedd ei hynafiaid wedi profi gormes y gwladychu hwnnw, yn ffurfio rhyw fath o gynghrair Ffrengig ynghanol y llu o Gymry ‘gwallgo a meddw’ yma yn y Volcano. Roeddem yn chwerthin fel ffyliaid ac yn bur feddw ein hunain hefyd.

Mae pobl yn yfed llawer yng Nghymru. A chyn gynted ag y gwelant lygedyn o haul, maent yn bwyta llawer o hufen iâ hefyd.

Y diwrnod wedyn, fe wnaeth fy ngŵr a minnau rentu car ac aethom i gerdded ar Draeth Rhosili. Roedd hysbysfwrdd dan gwt gwylwyr y glannau yn rhybuddio ymwelwyr am beryglon y clogwyni, y tonnau a’r llanw, ac yn rhestru’r holl ddamweiniau a ddigwyddodd yno dros y blynydd-oedd. Cwympiadau, hunan-laddiadau, boddi, diflannu. Y digwyddiad diweddaraf oedd ‘dynes wedi cael ei brathu gan forlo’.

Rydych yn mynd i rywle, ac mae’r wlad yn eich dilyn pan fyddwch chi’n mynd adref. Mae fel storïau caru: rydych yn gweld yr unigolyn dan sylw ymhobman, mae rhyw fanylion yn eich atgoffa amdanynt, mae eu henw cyntaf yn ymddangos mewn llyfrau, mae eu gwreiddiau yn eich cyfareddu’n sydyn. Roeddwn i’n gweld Cymru ymhobman pan ddeuthum yn ôl.

Ond nid dyna’n union rwyf eisiau siarad amdano. Rwy’n credu bod Cymru wedi dechrau fy nilyn fel rhyw fath o ysbryd, mewn ffordd annisgwyl pan ddychwelais i Ffrainc, oherwydd yr hyn ddigwyddodd i Bernard Hoepffner.

Roeddwn wedi cwrdd â Bernard Hoepffner sawl gwaith dros yr ugain mlynedd diwethaf. Roedd ganddo ffordd gynnes iawn, er braidd yn syfrdanol, o’ch cofleidio’n glos ac yna ailafael yn y sgwrs lle gadawsom hi fisoedd neu flynyddoedd ynghynt, pan nad oeddwn ond yn prin ei adnabod. Roedd cof rhyfeddol ganddo ac egni cyfeillgar a wnaeth sicrhau y byddem yn ffrindiau. Roedd yn drawiadol i edrych arno, yn ddeniadol a main, gyda chlustdlysau ac yn aml gwisgai dopiau streipiog Llydewig. Llais clir iawn. Roedd yn ddyn hynod fanwl. Roedd Bernard Hoepffner yn gyfieithydd gwych. Y tro diwethaf i mi gyfarfod ag ef oedd yn Saint Nazaire, wrth yr harbwr. Mae’n ddyn yr wyf bob amser wedi ei gysylltu â’r môr. Roedd Bernard yn adeiladu pont gain rhwng Saesneg a Ffrangeg, pont werthfawr, unigryw, farddonol ac ystyfnig, ac mae’r bont hon wedi torri.

Oherwydd tra oeddwn i yng Nghymru, yn hapus gyda’m ffrindiau Volcanig, y diflannodd Bernard Hoepffner i’r môr ym Mhenmaen Dewi. Ac ni ddeuthum i wybod hynny tan bythefnos yn ddiweddarach, ar ôl i mi ddychwelyd i Baris.

Cofiais am y rhestr o ‘ddigwyddiadau’ ger cwt gwylwyr y glannau, a gwelais y rhestr honno mewn goleuni gwahanol iawn. Roedd pob un o’r bobl hyn yn berson go iawn gyda’u stori, yn cael ei thynnu tu ôl iddynt fel edau, a oedd wedi eu harwain at y diwrnod olaf hwn ar y clogwyn.

Ac yn achos Bernard, dechreuodd y stori pan gafwyd hyd i’w siaced ledr o dan y clogwyn. ‘Daethpwyd o hyd i got, y credir ei bod yn eiddo i’r dyn, yn cynnwys arian ond nid oedd unrhyw beth ynddi i nodi pwy ydoedd’, fel y dywedodd y BBC. Roedd dau lygad-dyst wedi dweud iddynt weld dyn mewn trafferthion yn y môr.

‘Dywedodd Heddlu Dyfed-Powys eu bod ‘yn ceisio adnabod y dyn cyn gynted â phosib, er mwyn cael gwybodaeth am ei symudiadau hyd at y dydd Sadwrn hwnnw ac fel y gellir cysylltu â’i deulu. Fe’i disgrifiwyd fel dyn gwyn Ewropeaidd, yn ei 60au, yn fain o gorff, gyda wyneb hir, gwallt byr ac aeliau gwynion amlwg. Roedd ganddo rycsac bach tywyll ar ei gefn ac yn gwisgo trywsus glas tywyll neu ddu a chrys neu siwmper las tywyll gyda llewys hir. Ar sail ei acen, dywedodd yr heddlu na chredir ei fod yn dod o’r Deyrnas Unedig.’

Pan wnaed y cyswllt rhwng diflaniad Bernard a’r dyn mewn trafferth yn y môr, cwrddodd ei ferch Chloé â’r ddau dyst. Ysgrifennodd ei disgrifiad ei hun o’r amgylchiadau ar wefan wedi’i chyflwyno i’w thad. [2] Roedd brawd Bernard, Jacques, yn meddwl ei fod eisiau mynd i bysgota yn y lle hwn roedd yn ei adnabod yn dda. Roedd wedi byw yno pan oedd yn iau—mewn hen safle a fu ar un adeg yn cadw golwg ar symudiadau llongau tanfor yr Almaen. Gallai fod ton wedi ei ysgubo i ffwrdd. Gwelodd y ddau dyst ddyn yn nofio yn araf iawn mewn cilfach fechan. Roedd y dŵr yn llonydd ond yn oer iawn, ac roedd hynny’n egluro ei symudiadau araf yn ôl yr heddlu, gan fod hypothermia wedi gafael ynddo. Pan wnaeth y tystion ofyn iddo a oedd yn iawn atebodd nad oedd. Ceisiodd y ddau dyst ei helpu ond ni allent ei gyrraedd, ac erbyn iddynt hysbysu’r gwasanaethau brys, roedd y dyn wedi diflannu.

Ysgrifennodd Chloé: ‘Bernard oedd o, roedd o heb ei sbectol ac yn gwisgo ei ddillad i gyd a rycsac. Maen nhw’n dweud bod yna sglefren fôr mwng llew yn nofio wrth eich ochr. Fe wnaeth hynny fy nharo oherwydd yr anrheg olaf a roddais i Bernard fis Mawrth oedd darlun pensil o sglefren fôr. Trodd ei ben i edrych arnynt ond, gan nad oedd yn gwisgo ei sbectol, rwy’n credu mai dim ond siapiau’n symud y byddai wedi’u gweld. Roedd y dŵr yn y gilfach yn dawel iawn.’

Ysgrifennodd Jacques: ‘Roedd y lle hwn yn arbennig o annwyl i Bernard oherwydd ei fod wedi aros yno am amser maith, yn ystod y 1970au, ar ôl iddo adael Llundain. Yno y darganfu’r môr a’i holl rym ac y dechreuodd ymchwilio o ddifri i’r iaith Saesneg a’i llenyddiaeth, gan ddechrau gyda Joseph Conrad. Bûm yn ddigon ffodus i dreulio peth amser gydag o yno. Byddem yn nôl llyfrau o’r siop lyfrau yn Hwlffordd, mynd i lawr wedyn at lân y môryn union lle diflannoddi bysgota am fecryll a draenogiad y môr, ac yna treulio’r nos yn coginio, yfed a siarad. Mae’r adegau hynny a dreuliais gydag o yn yr hen adeilad rhyfedd hwnnw gyda’i ffenestri’n edrych allan dros yr Iwerydd yn rhai o funudau mwyaf cofiadwy fy mywyd. Mae i ddiflaniad Bernard yn yr union le hwn ystyr arbennig o ddofn i mi. Efallai ei fod gyda Capten Nemo yn edrych drwy’r drych ac yn yfed hen wisgi gyda Robinson Crusoe a’r Flying Dutchman.’‘

Mae gwahaniaeth amlwg rhwng adroddiadau’r heddlu a’r wasg a’r teyrngedau hyn gan ei ferch a’i frawd. Stori Bernard. Yn ddiweddarach, dywedodd perthnasau eraill a ddaeth i Benmaen Dewi i’w gofio eu bod wedi gweld swigen fawr ryfeddol yn codi o’r dŵr yn y lle roedd Bernard wedi nofio mor araf ac yna hedfan i ffwrdd.

Canfuwyd ei gorff yng Ngogledd Cymru fis ar ôl iddo ddiflannu.

Roedd Bernard Hœpffner wedi ei ddysgu ei hun ac yn gyfieithydd athrylithgar. Yn ysgolhaig, mae’n debyg ei fod wedi darllen pob un o’r pum mil ar hugain o lyfrau yn ei lyfrgell odidog. Cymerodd ran yn y cyfieithiad uchelgeisiol newydd o Ulysses James Joyce, a hefyd cyfieithodd Mark Twain a The Anatomy of Melancholy. Nid oedd unrhyw destun yn ei ddychryn ac ni fyddai’n gwastraffu amser ar lyfrau nad oedd yn pasio trothwy llenyddol pendant a osodwyd ganddo. Pan oedd yn iau, roedd wedi trin darn o dir ar yr Ynysoedd Dedwydd i dyfu bwyd iddo’i hun. Roedd y bobl leol yn ei alw’n ‘el loco’, y gwallgofddyn Y tro diwethaf i mi ei weld roedd ganddo fwng llew, wedi gwynnu.

Mae yna gyswllt na allaf ei wneud rhwng arddull yr eitem newyddion ac arddull Bernard. Gallwn i gyd farw mewn eitem newyddion. A gallwn i gyd gael marwolaeth unig ac oer. Enigmatig. Ac ychydig yn rhamantus hefyd. Roedd man ei farwolaeth yn ei siwtio’n dda hefyd, os gellwch roi marwolaeth amdanoch fel clogyn ar gyfer y byd a ddaw, clogyn a wnaed fwy neu lai ar eich cyfer chi eich hun. Daeth marw’n rhy gynnar i Bernard ond, ymysg y mannau lle roedd wedi byw, y clogwyn hwn oedd ei gartref.

Dyna sut mae gwledydd yn rhoi eu stamp ar rywun. I mi mae Cymru’n annatod gysylltiedig â’m cyfarfyddiad, ar hap, â Peter Brook, a nawr mae’n wlad Bernard Hoepffner hefyd, un o’i wledydd.

Gadawodd i ni’r rhodd yma y mae’r meirw’n ei rhoi inni: maent yn ein hatgoffa ein bod ni’n fyw. Maen nhw’n sibrwd wrthym ni o ble bynnag y maent: Byddwch fyw. Byddwch fyw. Byw pob eiliad. Peidiwch â chrio, ond byw. Ond hefyd, fel yr ysgrifennodd Dylan Thomas:

Rage, rage against the dying of the light.

 

ËËË

 

Ghosts of Wales

 

Translated by Kathryn N. Jones.

 

The first time I went to Wales was twelve or fifteen years ago. I was invited to the Hay-on-Wye festival. I remember a country of mist and mountains. I didn’t speak English very well, and the mist was in my brain too. Exhausted by my linguistic efforts, I rudely turned my back on the two elderly people who were getting into the taxi home with me. They kept proffering biscuits and offers of conversation, but I hardly answered. Yes, I was writing novels. They insisted. What kind, etc.? ‘And you? ‘I asked in desperation. ‘We do a little bit of theatre.’ ‘What are you staging?’ I continued out of politeness, hoping I could stop there. ‘Oh, a little Shakespeare,’ said the old gentleman. ‘And texts from ancient India,’ the old lady added. I sighed inside. Probably old hippies, amateurs, a provincial troupe. But they were just so nice, Natasha and Peter—we finally told each other our first names—that we started talking about our respective arts while eating biscuits, first at the station waiting for the train, then on the train, then to London, until I understood that they were Natasha and Peter Brook.

Peter Brook’s Tempest, which I had seen at Les Bouffes du Nord in Paris when I was twenty years old, had determined my whole relationship with the theatre. I had learned that you can depict a forest by simply holding a bamboo stem in your hand. They were also the ones who gave me my first visions of India. The Brook Theatre had been as strong for the young spectator that I was as my discovery of the New Novel had been for the young writer who was growing inside me.

Years later, I thought about Peter and Natasha again when I left for Wales in May 2017. I had been invited to the Volcano Theatre by Tom Cheesman, in his World Voices programme, and to Swansea University by Catherine Rodgers, who wanted to talk about translation with me and her students. We had an extremely warm evening, in this theatre that is appropriately named, with an Indian poetess, Mamta Sagar, and a wonderful Welsh harpist, Caradoc—the first real Caradoc I have ever met in my life. Tom had also invited several of those travellers known as migrants. The delicious food was cooked by a young Pakistani woman, and I had a long talk with an Ivorian.

The whole world was at the Volcano Theatre. With the young Ivorian it was a pleasure to speak French, finding again the music of this accent from the Ivory Coast where I had spent some time around 2002. He had arrived via the coast of Senegal to the Canary Islands in a small boat, then had been sent to Madrid and England and finally to a hostel in Swansea, by the random nature of social services dispersals. He was quite comfortable there in Swansea. ‘Here they have money. It’s a good place to do business. But they’re crazy. I’ll tell you what: here, they’re either drunk or they’re crazy’. And between Francophones, between former coloniser and former colonised suddenly allied against the ‘crazy and drunk’ mass of Welsh people from the Volcano, we laugh like crazy, quite drunk as well ourselves.

People drink a lot in Wales. And as soon as there is a ray of sunshine, they also eat a lot of ice cream.

The next day, my husband and I rented a car and went for a walk at Dragon’s Head [Worm’s Head—ed.]. A board under the coastguard’s hut warned of the dangers of cliffs, waves and tides, and listed all the accidents recorded over the years. Falls, suicides, drownings, disappearances. The last incident reported a ‘lady bitten by a seal’.

You go somewhere, and the country follows you when you go home. As in love stories: you see the person everywhere, such and such a detail reminds you of them, their first name appears in books, their origins suddenly fascinate you. I saw Wales all over the place when I came back.

But that’s not exactly what I want to talk about. I think that if I am writing this text, if I am trying to tell how Wales began to follow me, in an unexpected way, when I returned to France, like a ghost, it is because of what happened to Bernard Hoepffner.

I met Bernard Hoepffner several times over the past twenty years. He had a very warm, though somewhat disconcerting, way of giving you a great big hug and resuming the conversation where it had left off months or years earlier, when we had only known each other a little. A prodigious memory. And a friendly energy that made us friends. He had a striking physique, attractive, dry, lean, with earrings and often wore Breton stripy tops. A very clear voice. He was a precise man. Bernard Hoepffner was a great translator. The last time I met him was in Saint Nazaire, at the harbour. He’s a man I’ve always associated with the sea. Bernard was building a delicate bridge between English and French, a precious, unique, poetic and obstinate bridge, and this bridge has broken.

It was while I was in Wales, happy with my Volcanic friends, that Bernard Hoepffner disappeared into the sea at Saint David’s Head. And I didn’t find out until two weeks later, after I returned to Paris.

I remembered the list of ‘incidents’ at the coastguard’s hut, and it did not appear to me in the same way. Each of these people was a real person with their story, pulled behind them like a thread, which had led them to this last day on the cliff.

And for Bernard, the story—if a story is what our lives become when others tell it—the story began with his leather jacket placed below the cliff. ‘A coat, believed to belong to the man, was found containing money but there was no form of identification’, as the BBC stated. A man had been reported in trouble in the sea by two eyewitnesses.

‘Dyfed-Powys Police said it was ‘urgently trying to identify the man, to build a picture of his activity leading up to Saturday and to make contact with his family’. He has been described as white European, aged in his 60s, of lean build, with a long face, short hair and distinctive white-coloured eyebrows. He was wearing a dark coloured day rucksack, dark blue/black trousers and a dark blue long-sleeved shirt or jumper. Police said, based on his accent, he was not thought to be from the UK.’

When the link was made between Bernard’s disappearance and the man in trouble in the sea, his daughter Chloé met the two witnesses. She wrote her account on a website dedicated to her father.[3] Bernard’s brother Jacques thinks he wanted to go fishing in this place he knew well. He had lived there as a younger man—in a former German submarine surveillance site. surveillance base. A wave may have swept him away. Both witnesses saw a man swimming very slowly in a small inlet. The water was calm but very cold, which according to the police explains the slowness of the movements, due to hypothermia. The man answered their question whether he was all right: no. The two witnesses tried to help him but they could not reach him, and by the time they alerted the emergency services, the man had disappeared.

Chloé writes: ‘It was Bernard, he was without his glasses and was wearing all his clothes and a backpack. They say there was a lion’s mane jellyfish swimming next to him. This struck me because the last gift I gave Bernard in March was a pencil drawing of a jellyfish. He turned his head to look at them but I think that, without his glasses, he couldn’t have seen anything but moving shapes. The water in the inlet was very calm.’

Jacques writes: ‘This place was particularly dear to Bernard because he had stayed there for a long time, during the 1970s, after leaving London. There he discovered the sea in all its might and really began his exploration of the English language and literature, beginning with Joseph Conrad. I was lucky enough to spend some time with him there, when we would fetch books from the Haverfordwest bookshop, go down to the waterfront to fish for sea bass and mackerel, precisely where he disappeared, and then spend the evening cooking, drinking and talking. These moments spent with him in the observation post surrounded by windows overlooking the Atlantic are some of the most memorable moments of my life. Bernard’s disappearance in this very place carries, for me, a profound meaning. Maybe he’s with Captain Nemo looking through the mirror and drinking an aged whisky with Robinson Crusoe and the Flying Dutchman.’

There is a stark contrast between the police and newspaper reports and these accounts by his daughter and brother. Bernard’s story. Later, other relatives who came to pay their respects to him at Saint David’s Head said they saw an enigmatic and large bubble rise from the water and then fly away at the place where Bernard, slowly, had swum.

His body was found in North Wales a month after his disappearance.

Bernard Hœpffner was self-taught and a translation genius. A scholar, he had probably read every one of the twenty-five thousand books in his impressive library. He took part in the ambitious new translation of Joyce’s Ulysses, he also translated Mark Twain and The Anatomy of Melancholy. He was not intimidated by any text, on the contrary: he was a mediator, and had no time to waste on books that did not pass a certain literary threshold. As a younger man, he had cultivated a plot of land in the Canary Islands. The locals called him ‘el loco’, the madman. The last time I saw him he had a lion’s mane, bleached.

There is a link that I can’t make between the style of the news item and Bernard’s style. We can all die in a news item. And we can all die a lonely and cold death. Enigmatic. A little romantic, too. The place of his death suited him well, if you can put on death like a cape for the afterlife, a cape more or less made for yourself. It was too early for Bernard, but among the places where he had lived, this cliff was his home.

This is how countries are shaped: for me Wales was, by chance, Peter Brook, and now it is Bernard Hoepffner’s country, one of his countries.

He left us with this gift that the dead give us: they remind us that we are alive. They whisper to us from where they are: Live. Live. Live every second. Do not weep, and live. But also, as Dylan Thomas writes:

‘Rage, rage against the dying of the light’.